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eBook : L’ergonomie du livre change

30/11/2010
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ebooks-livre-electronique-usageEn quelques millénaires, nous sommes passés des peintures rupestres aux tablettes Sumériennes, puis aux papyrus, parchemins, et enfin au livre. Aujourd’hui le nombre d'eBook croit exponentiellement et l'arrivée du Fnacbook ou du Kindle3 va peut-être créer un sursaut en France. Le ebook, stricte copie du livre multi-millénaire, doit-il revoir sa copie ou est-ce un simple problème de support ? Le débat est ouvert.

La plupart des eBook sont des versions numérisées des livres papiers. Les eReader sont nombreux et tentent de reproduire l’expérience de lecture offerte par nos bons vieux livres papiers. Et pourtant, le marché ne décolle pas.

Parmi les expériences d'utilisateurs de eBook, je retiendrai quelques réflexions de Yeevon Ooi (lire l'article) à propos du Kindle 3 :

Les topsLes flops
  • Léger et fin, plutôt maniable et peu encombrant
  • Lecture est agréable et confortable. L'écran est plus large que son prédécesseur, ce qui encourage à l'utiliser pour naviguer sur internet
  • Les fonctions d'annotation, de surlignage de passages et l'accès à un dictionnaire, en positionnement le curseur

 

  • Trop fin et trop large pour le tenir fermement. Il manque la possibilité de neutraliser les touches afin d'éviter les actions (ex : changement de page) par inadvertance lors des changements de tenue
  • Les boutons précédent (back) et suivant (next) sont l'un au dessus de l'autre sur le rebord gauche, et seulement le bouton suivant sur le rebord droit. Un choix étonnant non ?
  • L'écran est rarement tactile, en niveaux de gris et le déplacement du curseur est plutôt contraignant

En parallèle, l’arrivée de iPad et de ses concurrents (voir une galerie chez ZDNet) semble vouloir changer la donne. Est-ce qu’Apple a compris que la valeur ajoutée d’un eBook / eReader n’était pas (seulement) sa nature numérique, mais bien dans l’expérience nouvelle qu’il peut apporter ? J’en suis intimement convaincu.

Déjà de nombreux projets de eBook d’un genre nouveau sont sur la table. On peut voir que l’on sort du modèle « livre numérisé » pour rejoindre un mode d’interaction riche et augmenté. Voici quelques exemples :

Pour en revenir à la question qui nous intéresse :
le eBook, stricte copie du livre multi-millénaire, doit-il revoir sa copie ou est-ce un simple problème de support ?

Je réponds volontiers les deux. L’un ne va pas sans l’autre. Un contenu texte, image et vidéo qui offre de multiples interactions et interconnexions est possible avec l’avènement de supports pratiques, intuitifs et simples à utiliser. L’iPad semble répondre à ce cahier des charges, au moins en partie. D’autres constructeurs y vont de leurs modèles et de leur philosophie. L’avenir nous dira ce que les utilisateurs en pensent !

2 Commentaires

  • jicebe dit :

    Cette nuit, je finissais un livre d’Eric-Emmanuel Schmitt. Et là, ni e-book ni iPad n’aurait pu remplacer le livre papier : plier une page pour marquer un passage, finir le bouquin et le ranger dans la bibliothèque puis, quelques années plus tard, retrouver cette page pliée et se souvenir de l’émotion que cette phrase avait suscitée…

  • thierry dit :

    Ce que tu racontes me fait penser un peu à l’histoire de Thomas Edison que relate J-F Nogier en conclusion de son livre. C’est l’inventeur du phonographe, l’ancêtre du dictaphone. Il était persuadé que l’ère du zéro papier était proche. Problèmes : bien plus encombrant qu’un livre, pas de possibilité de lire à son rythme ou d’écouter seul sans en faire « bénéficier » son entourage, de souligner des passages clés, de revenir en arrière rapidement, etc.

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